LE CHILL’UP FESTIVAL! La Lorraine a trouvé son Festival Hip-Hop!

Pour bien commencer la rentrée, Skeud Dealers a eu le plaisir d’assister au Chill’Up festival à Nancy (en Lorraine). Evénement musical et artistique d’importance, déversant durant deux jours une atmosphère de « PeaceLoveUnity and Having fun» sur la ville.
Et quel meilleur endroit pour accueillir ce festival des cultures urbaines, que le T.O.T.E.M, ancienne friche industrielle reconvertie en un des lieux les plus atypiques du secteur !
Le public a pu se régaler de performances multiples ; graffitis, expositions et installations éphémères, mais aussi d’activités plus sportives avec le contest de BMX et de skate, ainsi que des battles breakdance et des performances hip-hop qui ont enflammé les après-midi du festival.

Après ces mises en bouche de qualité, les concerts ont été à la hauteur des attentes, sinon des espérances du public, début de soirée festif et dynamique sous la houlette du Crew Parisien  Dirty Zoo. Is What ?! nous a fait voyager à travers de bonnes vielles sonorités Hip-hop comme on les aime  nous amenant parfois sur des notes jazzy aux rythmes soul. Et tout le monde se souviendra également du concert enflammé de nos trois artistes lyonnais : Kacem Wapalek , Oster Lapwass et Anton Serra qui nous ont ravi par leur présence sur scène , assurant rimes et beats propres à réconcilier votre grande tante avec le rap ! Et pour terminer ce samedi soir de folie, Loran Valdek et Manu Chaman ont lâché leurs sets électro-technos de qualité en direction d’un public en folie.

Éclectisme, partage et ouverture d’esprit furent les mots d’ordre de ce beau week-end. Le dimanche se terminera en beauté par des concerts et prestations d’artistes locaux tels que « Ver-us et stratège », de quoi être fiers de notre scène hip-hop nancéienne !

Tout au long du week-end, Skeud Dealer a eu le plaisir d’interviewer deux des principaux acteurs de cet évènement ainsi que différents artistes présents. Je vous laisserai les découvrir à travers les différentes interviews à lire ci-dessous. Après ce bel aperçu de la première édition du Chill Up Festival je vous dis à l’année prochaine, pour ce qui deviendra incontestablement le rendez-vous de l’événement hip-hop du Grand Est.

INTERVIEW ADRIEN (CULTURE LIBRE) ET PIERRE ( BOX’SON)

Pour le Chill’Up Festival

Skeud Dealer : Pouvez- vous vous présenter ainsi que vos associations respectives ?

Culture Libre : Moi c’est Adrien Farjier, président de l’association Culture Libre. Mon ami Yann Mathieu et moi avons monté cette association pour faire la promotion des cultures urbaines il y a maintenant deux ans de ça. L’idée est de créer des espaces d’actions auprès d’associations et de mettre en place des démarches partenariales avec elles, pour mettre en valeur  les cultures urbaines.

On se positionne en tant que porteurs de projet pour ce qui concerne le Chill’up festival. Le but est de créer des collaborations avec toutes les associations qui militent dans ce milieu.

Pour le festival,  huit associations étaient présentes comme :  « Pimpiliposa » qui s’occupait principalement des installations éphémères, Box’son s’est occupé du plateau hip-hop et a aussi fait un gros travail concernant la communication, « Street Harmony » et « IDépen’danse » pour tout ce qui relève du breakdance et danse hip-hop, « Ride In Nancy » qui était sur le BMX, « Ça Roule Sans Fioul » pour le skate, »fact création » s’est occupé de la régie vidéo dynamique. Normalement « EasyRiser » devaient être présents ce matin, mais à cause de la pluie ils n’ont pu se produire.  Il ne faut pas oublier les collectifs de graffeurs qui ont mis en avant le street art à travers le Chill’Up festival.

Pierre : Adrien a tout dit. Pour ma part je suis Pierre Bourlart, plus connu sous le nom de Repier, je suis intervenu sur la communication -relation presse et programmation musicale ! Voila, première édition du Chill up, tu nous interviewes, il est dimanche, 16h20 pour être exact, nous sommes fatigués mais toujours debout (rires…ndlr).

Skeud Dealer : Et cette première soirée alors ! Vos impressions ?

Pierre : Eh bien, je me permets déjà de dire un petit mot, un GRAND merci à toutes les personnes qui se sont déplacées sur le festival. Il y a eu plus de 850 festivaliers, sans compter toutes nos invitations, tous nos collaborateurs, la presse, plus de 1000 passages sur le site,  une énorme soirée !

Un grand merci à toutes les personnes qui sont intervenues sur cet évènement  qui ont travaillé en aval et en amont. C’est un projet de longue haleine, ça fait plus d’un an qu’on travaille dessus !

Culture Libre : c’est ça aussi, il y a eu beaucoup d’implication. On a quand même eu entre 150 et 200 collaborateurs !

Skeud Dealer : Ça fait beaucoup d’associations, de monde à gérer, de plus la culture urbaine commence à  se développer dans notre ville (Nancy), mais c’est un mouvement assez discret et encore peu connu. Du coup, créer un tel évènement au Totem n’a-t-il  pas été trop compliqué ?

Culture Libre : Finalement pas tant que ça, en plus le T.O.T.E.M a été très ouvert, très arrangeant, on devait aussi faire nos preuves, car culture libre est encore une jeune association. On avait déjà mis en place une manifestation « Urban Graffix » l’année dernière qui avait plutôt bien tourné, on a eu de bons échos, cinq cents personnes étaient présentes. Et donc le T.O.T.E.M a finalement joué le jeu, ils nous ont fait confiance et ça c’est très bien passé.

Skeud Dealer : Est-ce qu’on peut espérer une deuxième édition du Chill Up Festival pour 2013 ?

Culture Libre : Pour l’instant on ne peut pas en parler encore, on a besoin d’un bon débriefing !

Pierre: Et de Sommeil (rire…ndlr), et de plus le festival n’est encore pas terminé.

Culture Libre : Ce projet là, c’est aussi un projet collectif, avec des individualités différentes et ce serait mentir de dire aujourd’hui, à cette heure-ci que l’on pourrait le faire, alors on garde la surprise !

Pierre : Ce qu’on peut dire, c’est que toutes les grandes villes de France ont un festival hip-hop ! Si le Chill’up peut être le festival hip-hop de la Lorraine, de Nancy, ce serait un honneur de représenter les cultures urbaines à nouveau l’année prochaine !

Skeud Dealer : Il n’y a pas de doute ! Le chill’Up festival est la manifestation Hip-hop nancéienne de l’année et je pense que tous les « Chilliens » seront d’accord avec moi ! On attend la suite avec impatience !

INTERVIEW DIRTY ZOO

Au CHILL’UP FESTIVAL

Skeud Dealer a eu le plaisir de rencontrer la joyeuse bande du DIRTY ZOO groupe parisien ! Des « Bêtes » d’artistes décalés, originaux et souriants, un vrai plaisir de commencer  le reportage avec eux,  juste avant leur concert du samedi soir au Chill’Up festival !

Skeud Dealer: Bonjour Dirty zoo! Pouvez-vous me présenter votre groupe ?

Dirty zoo :Dirty zoo c’est un groupe parisien composé de 6 entités différentes, d’horizons différents et d’influences diverses.Cela fait un an que l’on bosse tous ensemble, à la base on s’est tous retrouvé autour d’un morceau qui s’appelle « la nuit » (présent sur l’EP « la visite ») ça été le point de départ du groupe ! Après ça, c’est devenu une évidence pour nous de travailler ensemble. On essaye de bosser comme des pros, mais on ne se prend pas la tête. On fait ça sans prétention, on veut faire kiffer les gens dans un esprit chaleureux et festif. On peut passer d’ambiances très déjantées à des sujets plus personnels, le principal c’est aussi que ça nous plaise.

 Skeud Dealer : Vous êtes des artistes indépendants, vous faites tout vous-même, ce n’est pas trop compliqué à Paris ?

Dirty Zoo : Il y a une bonne scène underground à Paris, je ne dis pas qu’on a une place, mais on peut en avoir une. Paris, ça marche bien ! C’est un bon endroit pour faire du son, il y a beaucoup de visibilité et les gens sont réceptifs. En plus de ça, on a l’avantage d’avoir dans notre groupe Néo qui est DJ, Beatmaker qui a son studio d’enregistrement chez lui. On a une base autonome ! On fait tout entre nous, tout est local, tout se passe chez Néné  (Rire…ndlr).

Skeud Dealer : C’est possible de vous présenter, chacun de vous ?

Néo : L éléphant du Dirty Zoo, Dj, Beatmaker et ingé-son du groupe.

Runo : Le singe de l’équipe, toujours là pour la p’tite blague, MC dans le groupe. « J’use des ruses de King Kong, pas d’TonyMontana, car j’viens de l’utérus mignon d’une gorille montagnarde »

2ksee : le phacochère (cri de phacochère, plutôt réussi!) MC dans le groupe.  « Je suis ivre dans la jungle, on s’est buté avec le roi Louis, les phacochères sont dingues, ils croyaient qu’il était rasta Mowgli. »

Namko : le crustacé du crew, je suis la petite crevette du Dirty zoo. « Bonjour, je suis celui qu’on appelle la crevette sale, qui se cache dans du corail ou dans un paquet de coraya »

Saya B’ : le chat. « Maaoww…, ça c’est ce que j’fais quand j’ai plus d’herbe à chat, j’me shoote au whiskas périmé pour pouvoir travailler ma voix »

Dam’s : la hyène. « J’suis atteins de toc, j’tourne en rond, car ma queue me poursuit, pour l’instant elle gagne la bataille, mais la guerre n’est pas finie. »

Skeud Dealer : Il y a t-il des futurs projets à venir ?

Dirty Zoo : Deuxième EP, enfin c’est plus qu’un EP, c’est un bon p’tit album, on prépare ça bien !  Au départ, on a fait un huit titres EP « La Visite » sorti en février 2012. On ne savait pas trop où ça allait et au final on a de bonnes retombées, c’était vraiment un bon délire, spontané ! Maintenant, on fait quelque chose de plus sérieux, mais il faut toujours que ça reste un plaisir pour nous avant tout, il faut une bonne cohésion!

Skeud Dealer : Avez-vous un p’tit mot pour le Chill’Up avant la fin de cette interview ?

Dirty Zoo : On est reçu  comme des rois ! Merci ! Chiiiill’uuup ! (cri distinctif de tout bon Chilliens qui se respecte). Les gens sont souriants et excellents ! On en dira plus demain quand on aura fini notre concert ! Mais pour le moment c’est vraiment génial.

INTERVIEW KACEM WAPALEK OSTER LAPWASS ANTON SERRA

Au CHILL UP FESTIVAL

Skeud Delear en ce début d’octobre a eu l’honneur de rencontrer  trois des artistes du collectif lyonnais  « l’animalerie ». c’est lors du Chill up Festival, que l’on a pu échanger avec Oster Lapwass, chef d’orchestre de l’équipe et beatmaker de talent, Kacem Wapalek, MC atypique aux influences musicales diverses, passé maître dans l’art de la figure de style et Anton Serra, artiste issu de la scène graffiti lyonnaise, distillant un rap énergique, brut et toujours plein de sincérité.

Skeud Dealer : Avant tout l’animalerie, qu’est-ce que c’est exactement : un label, un collectif, une bande de pote ?

Anton Serra : tu as tout dit, c’est un collectif, de plusieurs personnalités, plusieurs personnes différentes et du coup ça donne un melting pot très inspirant

Oster Lapawss : L’animalerie c’est un collectif qui est là pour mettre en avant des individus !

Skeud Dealer : Et quand vous avez commencé à lancer les Freestyle sur internet, le collectif de l’animalerie existait-il déjà ?

Kacem Wapalek : Il existait déjà de facto, mais il ne portait pas le nom de l’animalerie, c’était déjà plus ou moins la même chose, chaque individu est mis en avant et il ne s’efface pas derrière le groupe.

Skeud Dealer : le rap a une certaine difficulté à s’imposer dans votre ville, mais vous avez quand même réussi  à avoir une certaine notoriété à Lyon ?

Kacem Wapalek : Bien sûr on n’a pas le même public qu’à Paris, on n’a pas les gros groupes qu’il y a eu à Marseille et c’est bête à dire mais : les lyonnais ne te respectent que si tu fais quelque chose ailleurs, si tu fais du rap à Lyon tu fais partie des meubles, les gens te reconnaisse à Lyon lorsque tu es reconnue en dehors de Lyon et internet y est pour beaucoup aussi.

Anton Serra : Non, nous on a Jacques Martin (rire…ndlr). On a créé quand même une méchante ambiance dans les concerts à Lyon ce qui est rare !

Kacem Wapalek : A nos concerts on a autant de miss que de mecs, de jeunes que de vieux. Y’ avait vraiment une demande de ça, il y a une attente des gens, de vraies choses, de vrais instants live, de vraies complicités et ça se passe super bien.

Oster Lapwass : Et maintenant les concerts à Lyon sont blindés, même les mecs qui croyaient pas en nous, enfin les pros  suivent maintenant, car à 20h30 par exemple, les salles sont pleines et on est obligé de refuser du monde !

Skeud Dealer : Vous pensez avoir développé la scène hip-hop à Lyon ?

Oster Lapwass : Non, c’est parce qu’Il y avait déjà des gens qui écoutaient du rap discrètement chez eux qu’on en est là aujourd’hui.

Anton Serra : ouais c’est grâce aux gens tout ça,  Il y a du retour !

Kacem Wapalek : on n’y est pour rien, on n’est pas responsable du nombre de vues qu’on a par exemple. On fait de la musique, on écrit, on chante et on essaye de faire ça du mieux possible ! Après nous, notre meilleure carte de visite, c’est d’avoir proposé des morceaux qui ont plu mais on serait débiles de dire : voila on a fait deux mille vues, après on va faire comme ça et on aura encore plus de vue, Non !

Oster Lapawss : Voila, là on parle encore des vidéos, mais avant on faisait exactement la même chose, sauf que c’était que pour nous, en partie parce qu’on avait peu de moyens de diffusion… Et internet, et les réseaux sociaux ont changé pas mal de choses.

Skeud Dealer : Est-ce que justement cette idée du nombre de vues sur vos vidéos, ça change votre créativité, votre façon de travailler ?

Oster Lapawss : non, au contraire ça donne des moyens.

Anton serra : c’est un moteur, de savoir que des gens nous donnent leur avis : positif ou négatif, c’est vraiment motivant.

Kacem Wapalek : J’ai peu d’estime pour les pseudos artistes maudits qui te disent « moi je fais de la musique pour moi tout seul dans ma chambre » ! Ça c’est de la branlette ! Par ex : si c’était pour me dire les choses  à moi-même je ne ferais pas de rime, j’me le dirais comme ça…

Anton Serra : Pour moi c’est différent,  tu vois c’est un exutoire, ça vient de l’intérieur, c’est un besoin, c’est quelques chose que je fais au quotidien! Et même seul je continuerais d’écrire.

Skeud Dealer : J’aimerais connaître votre avis sur un certain public Hip-hop que l’on pourrait qualifier de « Néo-puristes ». Des jeunes qui revendiquent une culture musicale qu’ils n’ont pas connu (le rap des années quatre-vingts, quatre-vingt-dix à Paris par exemple) comme si cette connaissance musicale était un passage obligé dans le monde du rap et que tout était basé là-dessus !

Kacem wapalek : Vu qu’ils n’ont pas connu cette période, il ne retiennent que les bons groupes et nous étant de cette époque là, on sait qu’ autant il y avait des « 2Bal 2Neg »,  « IAM »,  « Assassin » et tout ce que tu veux, autant il y avait quatre-vingts pour cent de grosses merdes  comme aujourd’hui, sauf que vingt ans après ces quatre-vingts pour cent de grosse merde ça devient kitch ou vintage et on en rigole et les vingt pour cent ça devient légendaire tu vois! En 2012 aussi, il y a une vraie effervescence.  Il y a plus de groupes, les sons sont mieux fignolés, il y a plus de liberté ! Là, on fait du rap français ! C’est moins dans un cliché de rap New-Yorkais.

Oster Lapawss: On ne fait plus de simple  copie de rap ricain et c’est une bonne chose ! Par exemple, le rap africain a tout de suite fait du rap africain (de Positive Black Soul à Die Antwoord), les mecs revendiquent  leur appartenance à une culture pour mieux la faire évoluer.

Kacem Wapalek : Il faut dire aussi que par exemple même cette interview là n’aurait pas eu lieu il y a 15 ans. Y’ a un boom qui s’est fait parce que c’est « bankable » sinon les médias n’en parleraient pas ! Ça fait 20 ans qu’il y a des poètes de partout des bons MC et pas que dans les quartiers !

Skeud Dealer : La musique est victime de la mode !

Kacem Wapalek : Voila, il y a cette démarche d’artiste qui cible « moi je fais les 12/14 paroles  bêtes et méchantes, reprise de Funk » c’est le cas d’aucun d’entre nous ici c’est à dire on est l’inverse d’un  « boy’s band » on fait notre musique, ça plait! Du coup on continue, on avance !

Anton Serra : Si ça plait c’est bonus en fait !

Oster Lapaws : Faut que ça nous plaise avant tout, on calcule jamais !

Anton Serra : et même si on fait des calculs dans nos têtes on se trompe !

Oster Lapawss : Personne ne peut prévoir un tube, sinon le mec qui a trouvé ça. Il ne ferait plus que ça

Skeud Dealer : Pour vous c’est quoi le rap ?

Anton Serra: une palette d’émotion

Kacem Wapalek : Le rap c’est toutes les musiques, ça peut être sur de la salsa, de l’électro, du jazz, de la house, ça va de Kid Cuddi à Asian dub fondation.

Oster Lapawss : Ce que j’aime c’est la variété dans le rap et honnêtement ce n’est pas ce que j’écoute le plus. Même si on a bien le nez dedans quand même !

Kacem Wapalek : On écoute toutes les musiques, on fait toutes les musiques et par moment on peut chuchoter, hurler, chanter, rapper, c’est une manière de scander la chose !

Anton Serra : voila, c’est ça, c’est une palette d’émotion !

Kacem Wapalek : Les styles musicaux c’est la Fnac qui les invente  pour mettre un artiste dans un bac ou dans un autre. Si je devais mettre du  Lapawss dans un bac ce serait dans du Oster lapawass. Faut suivre le mouvement, je suis là pour le créer et c’est à chaque rappeur d’apporter les règles de son art, le créateur de quelque chose, même le mot « mouvement » veut tout dire : l’inverse d’être statique.

Anton Serra : Il n’y a pas de règle ! La liberté, tu vois !

Skeud Dealer : Y a-t-il un artiste, une chanson ou un groupe qui vous a aidé à avancer professionnellement en tant que MC. Beatmaker ?

Anton Serra : AKH vraiment si je dois en  citer un seul c’est Akhenaton! le rap de Furax Barbarossa me parle beaucoup  Et pour être plus général comme beaucoup de monde je dirais Gainsbourg, Brel, Brassens…

Oster Lapawss : Golden Brain, de Stranglers, la musique de Snatch ! J’aime aussi tout ce qui est resté des années soixante-dix et quatre-vingts,  car tout ce qui a traversé ces années ce n’est que la crème ! Au final, j’ai une oreille assez pop…

Kacem Wapalek : Il y en a trop, vraiment trop, je vais te mettre sur un piédestal  des gens qui n’ont vraiment rien à voir entre eux. Ce que j’aime, ce n’est  pas forcement ce que j’aime faire !

Oster Lapawss : En fait, faut savoir que Kacem est né en 1904! (Rires…ndlr)

Skeud Dealer : En imaginant que l’animalerie soit un collectif d’animaux ! Anton Serra, pour toi, quel animal serait Kacem et pourquoi ?

Anton Serra : Un lièvre, tout le monde veut lui tirer dessus et il esquive toujours les balles (rire…ndlr) Non, mais laisse- moi réfléchir encore un peu, ce n’est pas exactement ça (rire…ndlr),  je reviendrai  là- dessus plus tard…

Skeud Dealer : Kacem si Anton devait être un animal au sein de l’animalerie ?

Kacem Wapalek : Ce serait, alors attends….un ours, pas un lion ! Un lion ça ne fait pas grand-chose, c’est la lionne qui fait tout ! Non,  un ours, pendant super longtemps au Moyen Âge, il était considéré comme l’animal le plus proche de l’homme ! Et Anton ça peut être le petit nounours  Teddy Bear comme le grizzli ! Et j’aime ça, pour moi un artiste doit avoir exploré tous les sentiments humains, il doit savoir de quoi il parle et là tu vois lui il a cette palette de sentiments…

Anton Serra : Merci Kacem… Tiens, moi je serais un pigeon voyageur si tu me posais la question, j’aime beaucoup voyager !

Skeud Dealer : Maintenant Kacem et Anton, Oster Lapwass serait quel animal ?

Anton Serra : Le chacal à dos noir (rires…ndlr)

Kacem : Ce serait un dahu, l’animal que tout le monde cherche à voir, qui existe mais qui n’est pas du tout ce que les gens s’imaginent.

OSter Lapawss : Au début, quand on était moins connu les gens pensaient que j’étais black et t’avais l’impression qu’ils  étaient super déçus en me voyant ! Quand j’me présente je ne dis pas  « salut je m’appelle Oster  Lapawss »  je dis « Yann » après les gars captent qui je suis et y a des mecs « nooon ! » tu sens qu’ils sont déçus…Après ça dépend à quelle heure ils me voient aussi (rire)

Anton Serra : Quand je faisais du rap en MJC on m’appelait le violoniste…j’avais la deguène (Rire…ndlr)

Kacem Wapalek : Tu vois bien, on n’a pas la tête de l’emploi (rire…ndlr)

Skeud Dealer : Anton tu veux revenir sur la question : si Kacem devait être un animal dans l’animalerie ?

Anton Serra : Oui, ce serait un dauphin !

Oster Lapwass : Ouais un dauphin, parce que c’est un animal super intelligent, mais contrairement au chimpanzé tu ne peux pas communiquer avec eux !

Anton Serra : Un dauphin sans aileron qui part dans tous les sens ! (rire…ndlr)

Skeud Dealer : Kacem, si Anton devait-être une chanson française ?

Kacem Wapalek : ça serait une chanson à lui ! Qui parle de rap et de graffiti, ce par quoi je connais Anton à la base, là où il est bon ! Anton je le connais en tant qu’artiste, c’est un artiste dans la vraie vie… « La vie dans l’art, l’art dans la vie ».  Donc ce serait le premier morceau d’Anton, celui où il y a tout en total innocence et sans calcul…le morceau « anthologie » dans le premier album de Lapwass qui a été reposé. Ce n’est pas la première version !

Skeud Dealer : Oster Lapwass si Kacem devait-être une pochette d’album ?

Oster Lapawss : Prince de Pink Flyod ! Ça lui va bien

SKeud Dealer : Et si Anton Serra devait-être un film culte ?

Oster Lapawss : « Les goonies », je sais qu’il adore ce film

Kacem Wapalek : Je proposerais bien « cinéma paradisio » aussi !

Anton Serra : « Chat noir chat blanc », si je dois en citer un, il y a toute une palette d’émotion dans ce film : du drame, de l’amour…Et pour Yann je choisirai « seul contre tous » (rire…ndlr) !

Skeud Dealer : Revenons aux choses sérieuses, pouvez-vous me dire s’il y aura bientôt des projets musicaux en commun au sein de l’animalerie ?

Kacem Wapalek: Honnêtement ma priorité là c’est mon album !

Oster Lapwass : Moi j’attends qu’ils  aient fini leur album solo et ensuite je ferais un deuxième album !

Oster Lapawss : Je préfère attendre, faut que je priorise et j’me laisse le temps pour bosser aussi sur mes sons.

Anton Serra : Faut pas qu’un projet marche sur un autre…

Skeud Dealer : Et vos projets personnels ?

Anton Serra : Alors en Janvier 2013  « Frandjos » va sortir! C’est un 14 titre, plus rap que le « sale gone », plus rentre dedans, ça parle de pas mal de monde aussi, mais c’est moins nostalgique que mon dernier album! Ce sera différent! Et un maxi avec mon compère Oster Lapwass qui sortira bientôt. Un album se prépare aussi courant 2013 avec mes amis Lapwass et  Lucio.

Kacem Wapalek  : Alors, mon album arrive doucement ,mais surement.

Oster Lapwass : Il avance très vite même, surtout ces deux derniers mois

Kacem Wapalek : Pour répondre à ta question ça fait plusieurs fois que je le refais cet album.

Oster Lapwass : ça fait dix ans que l’on bosse ensemble et franchement on aurait pu sortir cinq ou six album…

Kacem Wapalek : J’ai peut être soixante morceaux écrits,  tu vois, qui n’ont pas forcément une prod bien définie, parce que j’écris pas forcément sur des instrus en particulier, mais c’est écrit dans les temps, sur des accords! D’un point de vue extérieur, l’album est pas mal attendu, mais je n’ai pas les moyens que les gens s’imaginent… .Pendant pas mal de temps, je n’ai pas eu les moyens de le faire cet album, ça fait peu de temps que j’ai les possibilités logistiques et ça se prépare, ça va assez vite, j’ai pas mal de son, d’écrits, donc cet album sera le fruit d’une réécriture entre vraiment mes premiers textes et les derniers et pour avoir une bonne cohésion dans le tout j’ai été obligé de réécrire l’album. Il fallait qu’il y ait des liens entre les morceaux et qu’il ne soit pas là par hasard ! Et ce sera le meilleur album que je puisse faire, ça met du temps mais ce n’est pas pour rien.

Oster Lapawss : Je compte bientôt faire un deuxième album avec des rappeurs, mais ça ne va pas être l’Arche de Noé ! Ce sera plus personnel, avec des artistes avec qui j’ai vraiment envie de travailler. Et un album d’instrus  aussi qui va venir, un album qui va me faire plaisir à moi, c’est important ça.

Skeud Dealer : Pour terminer cette interview vous avez un petit mot pour le Chill’Up Festival ?

Anton Serra : Merci au Chill’uuuup !!!

Kacem Wapalek : ça défonce, on a été super  bien accueilli! Première date à Nancy c’est grâce au Chill’up! Merci à Repier.

Oster Lapwass : On n’a jamais été aussi bien accueilli! Bonne ambiance, bonne organisation c’est parfait!

Reportage et Interview réalisés par Solène Rannou, membre de l’équipe Skeud Dealers.

Photo-montage-animaux réalisé par : Cyorilan.

Photographie :

Julien Oddo > Joddo-Photographie

Antoine Labreuche > AntoineLabreuchePhotographe

Solène Rannou > Ex-NihiloPhotographie

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